Toutes les bonnes choses ont une fin…

Et il fallait bien que ça se termine un jour. Pas que ça m’enchante de quitter la Nouvelle Zélande mais mon visa arrivant à expiration, il a bien fallu se résoudre.

Donc il y a un mois, j’ai quitté Christchurch, mon boulot, mes amis, ma coloc… Alors que j’avais fini par faire ma place, il me faut partir… trop vite à mon goût. J’avoue que c’est un petit crève-cœur et la seule raison qui me permet de continuer d’avancer avec le sourire aux lèvres, c’est de savoir que j’ai des projets pour la suite et surtout que ce n’est pas un « goodbye » mais un « see you later ».

Vue de Christchurch (excusez la résolution pourri du smartphone)

Vue de Christchurch (excusez la résolution pourrie du smartphone)

Bref, ayant toujours le van, j’ai décidé de remonter tranquillou dans le Nord en profitant pour visiter les coins que je ne connaissais pas encore. L’idée était bonne sur le papier mais le résultat malheureusement un peu gâché par la pluie. C’est que ça commence à être l’hiver aux antipodes. Donc pas vraiment la meilleure des saisons pour aller camper…

Continuant sur la lancée de la fin de séjour foireuse, j’ai fini par attraper une bonne grippe en arrivant sur Wellington. Une du genre à vous clouer au lit sans pouvoir rien faire. Mais entre la fatigue et le froid, c’était un peu à prévoir. Et donc mes visites en ont encore pâti surtout concernant les petites randonnées.

J’ai finalement fait un petit arrêt à Cambridge pour faire un petit coucou à V. et M. avant de quitter le pays. Ça m’a fait plaisir de les revoir. Et comme je n’étais pas très loin de Rotorua, j’ai aussi fait un petit saut pour dire au revoir à O. et M., nos hôtes d’octobre/novembre derniers. C’était marrant de retourner là-bas après tous ces mois. J’aurais aimé avoir le temps de passer à Coromandel mais pour le coup, ça faisait un peu trop loin. Tant pis. J’irai y faire un tour quand je reviendrai dans le pays en vacances ^^

Et puis j’ai pris la direction d’Auckland. Sur la route, je n’arrêtais pas de repenser à tout ce qu’il s’est passé durant ce voyage, aux paysages magnifiques et surprenants que j’ai eu la chance de découvrir et à toutes les personnes que j’ai rencontré et qui sont aujourd’hui de précieux amis.

Ça fait maintenant une semaine que je suis de retour en France et sans surprise, il me tarde déjà de repartir. J’ai des projets plein la tête et dès que les fonds sont là, je mets les voiles vers d’autres horizons. Alors à bientôt pour de nouvelles aventures.

Merci de m’avoir suivi pendant cette année : )

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Et pour démarrer 2016, Otago & Canterbury!

Bon ok, pour la « très prochaine publication » on reviendra… Toutes mes excuses d’avoir traîné autant pour cette note.

Bref, pour la suite et fin de notre road trip à trois, on s’était donc arrêté au Mont Cook pour la nouvelle année. On a profité encore un peu pour faire quelques balades dans le coin avant de reprendre la route. On est allé faire un tour au glacier Tasman puis direction une petite grimpette bien raide pour profiter d’une superbe vue sur la vallée le 1er janvier avant de se préparer pour le restaurant du Hermitage Hotel qu’on s’est payé le soir pour fêter la nouvelle année.

On a ensuite pris la direction d’Oamaru dont le Lonely disait que c’était une ville du genre « steampunk ». Chemin faisant, on s’est arrêté voir des peintures rupestres maories et des éléphants de pierres…

Et donc arrivées à Oamaru où on s’est retrouvées dans un camping idéalement situé pour observer les colonies de pingouins bleus la nuit tombée. J’avais un nid juste derrière ma tente. Ils sont super mignons mais vraiment très bruyant quand les petits appellent leurs mères pour être nourris. Malheureusement, il faudra que vous regardiez sur internet pour les voir car je n’ai pas pris de photos pour ne pas les perturber avec le flash. Reste quelques images de cette ville vraiment rigolote.

Puis petit tour par la Peel Forest avant de rejoindre la Banks Peninsula et la ville d’Akaroa dans la région de Christchurch. Réputée pour être le lieu d’une ancienne colonie français, il n’en reste malheureusement que quelques traces dans le nom des rues.

Et puis est venu le temps d’aller sur Christchurch pour que D. prenne l’avion retour pour la France. C’est aussi la ville où je vis depuis plus de trois mois maintenant. Les débuts n’ont pas été de tout repos car il a fallu trouver du boulot dans l’urgence, les fonds étaient dans le rouge à la fin du road trip et ne maîtrisant pas correctement l’anglais, je me suis tout de même lancée dans la recherche d’un job dans la restauration où je n’avais quasiment aucune expérience… Disons que si tu es électricien, charpentier ou maçon, tu n’as aucun problème pour trouver du boulot dans cette ville car ils sont toujours en reconstruction après le gros tremblement de terre d’il y a 5 ans mais ne possédant pas ce genre de compétence, je me suis retranchée sur autre chose. Je remercie au passage C. qui m’a ouvert une opportunité lors d’un de ses entretiens d’embauche et G. qui a m’a donné ma chance d’intégrer l’équipe de son café où je bosse encore à l’heure actuelle. Tout le monde est vraiment sympa et il y a une bonne ambiance. Je vis aussi en coloc depuis deux mois avec une kiwi et un brésilien qui m’a introduit de sa propre communauté.

Bref, la vie suit son petit bout de chemin entre le boulot, les sorties et les rencontres. Je prends aussi le temps de faire le point sur ma vie, en particulier sur ces 10 dernières années qui n’ont pas toujours été évidentes. Mais j’apprends à sourire pour un rien et à prendre conscience de ce que veut dire : « les seules limites sont celles que l’on s’impose »…

Enjoy your life!  ; )

 

Fiordland & Otago pour finir l’année 2015!

Et voilà la suite.

On a récupéré D. à l’aéroport avec un certain temps d’attente car elle a dû batailler ferme avec les douaniers pour faire passer saucisson, foie gras, confiote et autres réjouissances! Non mais sérieusement, ils sont si loin de tout sur cette île qu’ils ne connaissent pas les mets les plus emblématiques de la France?! Mais d’un autre côté heureusement, sinon D. n’aurait pas pu les baratiner pour faire passer tout ça ^^ et on ne se rend pas compte à quel point un simple saucisson de supermarché peut manquer quand on est loin de son pays.

Bref, on a donc commencé notre petit périple à 3 dans un van ne comprenant que 2 sièges à l’avant avec une étendue sur le matelas derrière… mais on n’a pas été arrêté par les flics et on a roulé à la vitesse d’un escargot car pour couronner le tout, en plus du chant strident de la courroie, j’avais complètement zappé la vidange et les garages étaient fermés pour les fêtes… Papa si tu lis ceci, pas d’inquiétude, on a fini par aller au garage avec 2500km de trop au compteur mais sans la moindre casse.

Pour le début de ce petit road trip à trois, nous avions décidé de rester 2 jours dans la région de Queestown pour planifier dans les grandes lignes ce qu’on allait faire après.

Et comme D. avait beaucoup aimé le Fiordland qu’elle avait vu du ciel avant d’atterrir, on a décidé d’aller y faire un petit tour. Cependant nous avons dû nous contenter dans marches accessibles le long de la route (et il y en a beaucoup et pour tous les goûts) car les croisières dans le fiord ne sont pas données.

Ci-dessous, notre journée du 25 décembre!

Par la suite, nous nous sommes tout de même payé une petite attraction avec les Glowworm Caves à Te Anau. On accède à ces grottes après une petite traversée du lac, et par petit groupe, on a droit à toutes les explications sur ces petits vers luisants qui n’en sont pas. Depuis notre arrivée en Nouvelle Zélande, on entendait beaucoup parler de ces petites larves qui brillent dans la nuit en forêt ou dans des grottes. Celles qu’on a pu voir  appartiennent à une espèce d’insecte endémique du genre mouche, aussi présente en Australie. On n’a pas pu prendre des photos car elles réagissent très mal à la lumière mais l’effet est saisissant. Serrés dans un petit canot sur un lit de rivière souterraine, dans un silence religieux, on a eu l’impression de voir des constellations sous la terre comme des myriades de petits points bleus éparpillés tout autour de nous. Les bestioles en question ne se nourrissent en fait qu’à l’état larvaire car elles n’ont pas de bouche et meurent très rapidement au stade adulte. Elles attirent donc leurs proies avec des petites perles de suc gluant lumineux.

Nous avons ensuite rejoint la côte pacifique en passant par le point le plus au Sud de l’île du Sud, dans la région de Catlins, avec sa forêt fossilisée et son lot de falls.

Nous avons continué notre pérégrination avec un saut nous ramenant dans la région d’Otago, pas très loin de Queenstown, à Cromwell plus précisément. Petit arrêt donc avant de poursuivre sur Mont Cook où nous avions décidé de fêter la nouvelle année. La particularité de Cromwell étant que les habitants ont déplacé des bâtiments hérités de l’exploitation minière du XIXème siècle avant l’engloutissement d’une partie de la ville dans le lac formé par le nouveau barrage. On peut donc voir une partie entièrement reconstruite avec un air de conquête de l’Ouest. On a aussi profité d’être dans la région pour faire un peu le tour des vignobles et on a eu de très bonnes surprises notamment au Mt Difficulty dont le Riesling et le Gewurztraminer n’ont rien à envier à nos vins alsaciens.

On est finalement arrivé au pied du Mont Cook avec un temps terrible. Pluie incessante et nuages bas. Mais la surprise au réveil le lendemain était à la hauteur quand les nuages ont cédé la place au ciel bleu. Le Mont Cook, appelé aussi Aoraki, est le sommet le plus de Nouvelle Zélande, 3724m. Autant dire qu’on ne s’est pas aventuré bien haut par manque d’équipement et d’expérience. Car même les plus aguerris y perdent malheureusement la vie comme on l’a appris au visitor center du village (centre très bien fait au demeurant).

On a passé notre après-midi du 31 décembre aux Hot spools de Lake Tekapo, d’où les deux vues du Mt Cook depuis le lookout de la route, à l’aller et au retour. Et on a ensuite passé la soirée sous un magnifique ciel étoilé. Aucune pollution lumineuse, pas un nuage, des étoiles filantes, des configurations de constellations jamais vues… et pour ne rien gâcher une très bonne bouteille, un bon petit repas (préparé à la lampe torche par C.) et une petite shisha. Le tout en bonne compagnie. Que demander de plus pour clôturer 2015 ^^

Et la suite du road trip en 2016, c’est pour une très prochaine publication.

South Island! avec la West Coast pour commencer

Et tout d’abord, Bonne Année 2016 tout le monde! J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes.

Seulement trois semaines sont passées depuis qu’on a quitté Hastings mais on a fait près de 3000 km pendant ce temps et sillonné une bonne partie de l’île du Sud. On aura mis du temps pour y arriver mais on y est! Et si je n’ai rien pu publier plus tôt, c’est qu’on était dans des campings sans accès internet la majorité du temps. Alors je vais me rattraper mais progressivement.

Ce premier post va se concentrer sur les quelques jours qu’on a pris entre Hastings et Queenstown où on a récupéré D. à l’aéroport pour ses vacances avec nous. On a donc quitté Hastings le matin du 19 décembre pour avoir le ferry à Wellington dans la soirée. Au retour il faudra que je reste quelques jours dans la ville et les environs car on n’avait pas vraiment le temps de bien visiter et on a préféré aller au cinéma pour tuer le temps plutôt que d’affronter le vent continu qui souffle dans les rues de cette ville. Sur ce point, on ne ment pas lorsqu’on dit que Wellington est l’une des villes les plus venteuses du monde. Quand on est pas habitué, ça donne même mal au crane. Bref, on est malheureusement arrivé de nuit sur l’île du Sud et on a raté l’arrivée dans la baie. Cependant on a eu une agréable surprise au réveil dans le camping près de Picton où on s’est installé à l’arrache dans le noir. On était près de l’eau avec des montagnes verdoyantes tout autour de nous.

On a ensuite pris la direction de la West coast pour descendre vers Queenstown où D. devait atterrir le 23. En descendant on a eu une portion où on pensait être dans les plaines du Rohan sur une route toute droite et pas un chat dessus puis on a ensuite suivi des gorges dans les montagnes. Malheureusement le ciel a commencé à se couvrir et les nuages nous ont beaucoup masqué les sommets qu’on espérait voir enneigés. Et on a fait un petit arrêt sur des formations rocheuses surprenantes de la côte de Tasman.

Arrivées dans la région d’Hokitika où on a fait un peu de lèche vitrine pour voir leurs productions d’objets faits à partir de greenstone, le jade local, et on en a eu plein les mirettes avec les eaux les plus turquoises qu’il m’ait été donné de voir dans les gorges de la région.

Je ne mets pas toutes les photos car ça devient difficile de les différencier parfois mais on a pratiquement dormi uniquement à côté de lacs dans la région et le répulsif est devenu mon meilleur ami contre les attaques de sandflies. J’ai un peu plus d’empathie pour les touristes qui se font bouffer l’été en Camargue.

Mais passons. Le jour d’après on a enfin vu un glacier en vrai. Et l’absence de glace avec les années et le réchauffement climatique est tout aussi impressionnant que les formations qu’on voyait au loin. On n’a pas eu de chance avec le Franz Josef glacier car il aurait fallu prendre un guide ou être mieux préparé pour remonter plus loin dans la gorge mais le Fox glacier a répondu à nos attentes. Après les dunes de sable de l’île du Nord, ce pays reste plein de surprises.

Et maintenant il faut attendre un peu (mais pas beaucoup, promis) pour avoir la suite du périple.

East coast

Depuis un mois et demi nous sommes sur la côte Est de l’île du Nord pour bosser un peu et mettre des sous de côté histoire de passer de bonnes fêtes de fin d’année dans l’île du Sud avec C. et D. qui nous rejoint pour une quinzaine.

Après notre petit séjour autour de Rotorua, nous avons longé Bay of Plenty jusqu’à East Cape (le cap le plus à l’Est de Nouvelle Zélande) et après y avoir passé une nuit avec une impression de bout du monde, nous avons suivi la côte pacifique jusqu’à Hastings, haut lieu du fruit picking pour backpackers.

Et depuis on bosse dans un vignoble (appartenant au consortium Pernod-Ricard…) entre poser des tuteurs pour les jeunes plants de vigne et relever les lignes maintenant les plants adultes. Le boulot n’est pas des plus passionnants mais c’est mieux que l’apple thinning qu’on a testé une journée (éliminer une bonne partie des pommes sur l’arbre pour en laisser certaines mieux grossir). Ce boulot était payé à l’arbre et pour que tu sois rentable, il faut que tu fasses au minimum 14 pommiers seul par heure ou 30 à deux… et on te pousse tout le temps à aller plus vite pour faire plus d’argent. Alors certes, on a besoin de fonds mais on a préféré un job payé à l’heure. Même si le boulot n’est pas plus facile, il y a moins de pression et pour couronner le tout, on est tombé sur une superviseur vraiment géniale (qui rattrapait bien le laisser-aller du reste de l’entreprise).

Bref, je ne sais pas si on a vraiment gagné de l’argent au final car on devait payer la chambre à l’auberge qui pourvoyait en boulot et payer aussi notre nourriture mais c’est une bonne expérience de mon point de vue. On a sympathisé avec d’autres backpackers et on a enfin côtoyé d’un peu plus près les maoris au boulot. Et il faut dire qu’ils sont assez spéciaux. Très sympas dans l’ensemble mais le ton peut vite monter si un blanc vient les faire chier. Il faut dire que malgré l’aspect bonne entente entre maoris et pakehas (ce terme désigne les néo-zélandais d’origine européenne), ce n’est pas aussi simple. Les maoris n’ont pas toujours bonne presse car ils ont l’image de gros buveurs d’alcool, de fumeurs d’herbe, de prendre le boulot un peu trop à la cool et de vivre dans des ghettos… Et puis il y a les gangs avec leurs visages tatoués et la région de Gisborne où nous sommes, est connue pour en compter beaucoup. Mais que tout le monde se rassure, tous les maoris qu’on a croisé jusqu’à présent, ont été super sympa donc j’ai un peu de mal parfois avec ce portrait très sombre même si pas complètement infondé.

En dehors du boulot, la région est assez pauvre pour les touristes, exceptés Napier et le centre-ville d’Hastings qui ont la particularité d’avoir été quasi-intégralement reconstruits au début des années 30 après un gros tremblement de terre. Résultat, une grande partie des bâtiments sont Art Déco.

Cependant Hawkes Bay est aussi connue pour ses vins et on a pu faire un petit Wine tour organisé par un des gars de l’auberge. Alors pour ceux qui veulent se faire une idée de ce qu’on peut boire en Nouvelle Zélande, essayez d’effacer de votre mémoire tout ce à quoi on est habitué en Europe car on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Ici les vins (et leur production) sont jeunes et ça se sent. Ils manquent de corps et on a souvent l’impression de boire du jus de fruit plus qu’autre chose d’autant qu’ils sont très sucrés et fruités. Ils font aussi goûter des vins qu’ils disent meilleurs dans 6 ans… alors pourquoi les faire en dégustation maintenant?! Soit dit en passant, ils ont un très bon parfum et c’est d’autant plus dommage que le goût ne suit pas vraiment. Et lorsque le goût se rapproche un petit peu de ce qu’on peut avoir chez nous, genre la bouteille à 5€ du Monop’ (très bonne) que tu mets sur la table à midi, ce même type de vin représente leur haut de gamme à 46$ la bouteille… alors on se contentera de leur vins fruités à 17$ pour passer les fêtes avec un bon BBQ sous le soleil d’été.

Voilà pour un résumé express de la côte Est. A noter que si on a pris la route la plus longue pour rejoindre Hastings depuis Rotorua, on ne l’a pas regretté. Les paysages étaient magnifiques et il n’y avait personne sur la route. C’est aussi une région où vivent beaucoup de maoris mais on n’a pas eu le courage de compter tous les maraes (maisons communautaires) qu’on a vu sur la route. Même si la région est peu développée, c’est à voir en suivant la côte.

Et d’ici quelques jours, nous serons enfin sur l’île du Sud…

Bonnes fêtes à tous!

Bay of Plenty &… Hobbiton !

Et voici enfin une note qui aurait dû être postée il y a plus d’un mois. Procrastination quand tu nous tiens…

Après notre petite excursion dans le grand Nord, on a passé deux semaines au bord du lac Tarawera dans la région de Bay of Plenty, tout près de Rotorua (où on avait déjà fait un tour par un jour pluvieux d’Août). On a aussi bien sûr profité de la proximité de Matamata pour aller voir du côté des hobbits. Mais j’en parlerai un peu plus loin.

Nous avons donc trouvé un adorable couple de petits vieux sur HelpX (notre site de wwoofing) pour continuer notre périple. Ils vivent dans un très petit cottage typiquement anglais avec un superbe jardin et mis à part la petite touche chrétienne pas vraiment prévue, on a été reçu comme des reines et ils ont été aux petits soins pour nous. On a repeint les façades et le toit de leur dépendance, fait un peu de désherbage et on a enfin construit un abris à bois (projet qui nous narguait depuis plus de 4 mois). Et je dois dire qu’on s’est plutôt bien débrouillé même si on a fait un usage un peu trop intensif des clous pour être sûres que tout ne s’écroulerait pas au premier coup de vent. Bref, séjour extrêmement plaisant avec quelques petites escapades dans la région et sur le lac ainsi que de très belles rencontres dans cette petite communauté fort sympathique. Et puis découverte pour moi des sources chaudes en pleine nature. C’est vraiment extrêmement agréable de se glisser dans une eau à 37°C dans une rivière ou au bord d’un lac.

Et bien sûr, on a enfin mis les pieds à Hobbiton ! On a patiemment attendu l’arrivée du printemps et notre prochaine venue dans la région pour aller y faire un tour. Et on n’a pas été déçu, même pas par les 75$ du billet d’entrée. Le lieux est merveilleux. Cachés dans un vallon au milieu d’une très grande exploitation agricole, les décors ont été précieusement conservés. On ne peut visiter qu’en groupe (maximum 40 personnes) avec un guide pour 2h de déambulation couplée d’anecdotes. Mais la structure un peu rigide de la visite permet aussi de ne pas vraiment croiser les autres groupes et si on peut les voir au loin, on a largement le temps de faire des photos devant chaque trou de hobbit sans se bousculer. Cependant, il ne faut pas s’imaginer qu’on peut rentrer vraiment dans les trous. Il ne s’agit en fait que de façades avec de la déco en trompe-l’œil à l’intérieur sur maximum 2m de profondeur. L’intérieur des trous a été créé en studio bien sûr. Excepté pour la taverne du Dragon Vert où on a pu boire un pot et déguster un muffin à la fin de la visite (le verre de bière ou de cidre étant compris dans le prix du billet). Autre chose à noter, les trous n’ont pas tous les mêmes dimensions pour pouvoir jouer avec les perspectives entre les acteurs jouant les hobbits et Gandalf. Et il y a une profusion de détails (linge qui sèche, fumerolles dans les cheminées…) qui fait qu’on a l’impression de pouvoir entrapercevoir un hobbit dans ses activités du quotidien à chaque détour du chemin. Et puis les jardiniers font un travail superbe pour qu’à chaque moment de l’année ce soit fleuri et qu’on puisse y retourner plusieurs fois sans se lasser. Les légumes du potagers servent aussi à la confection des plats de la taverne et les employés ont le droit de se servir.
Bref, c’est vraiment à voir. D’autant que si le prix d’entrée vous refroidi un peu, vous n’aurez pas besoin de culpabiliser à la boutique car pour le coup, c’est ma grande déception. Les produits sont chers et/ou de mauvaise facture. Le propriétaire du lieu a dû être limité dans les droits d’exploitation des produits dérivés et ça se ressent. Donc le budget que j’avais prévu pour la boutique n’a finalement été amputé que de quelques dollars pour des cartes postales et un guide book qu’on trouve partout dans le pays… Cependant si on repasse dans la région avant de repartir, on ira peut-être refaire un tour chez Bilbo.

Le week-end dernier on a revu la trilogie de Lotr extended version et on a complètement bloqué sur les paysages et les décors de Hobbiton car ça a un sens pour nous maintenant. On reconnait les types de paysages et les plantes. Mais paradoxalement, ça enlève aussi un peu du mystère et du merveilleux.

Northland : Far North

Un peu en retard (comme d’habitude) pour poster les news… Et avec la connexion internet aléatoire et les petits boulots à faire chez notre hôte du moment, ça va être assez bref. Toutes mes excuses.

Avant de quitter Bay of Islands et les petits monstres (qui nous ont gentiment refilé leur crève), nous avons fait une petite excursion à Russell, une petite ville portuaire de la baie.

Pour plus d’informations sur le lieu, je vous invite à faire un tour sur le blog de C. : ICI.

 

Avant de redescendre, nous nous sommes accordées quelques jours de camping-walking dans le Far North, plus précisément à Karikari Peninsula et Aupouri Peninsula, tout au Nord de l’île du Nord.

Sur la route longeant la côte pacifique entre Bay of Islands et Karikari Peninsula, nous avons bien sûr pris le temps de nous arrêter sur chaque plages qui nous paraissaient intéressantes.

Puis nous nous sommes arrêtées au camping de Maitai bay dans Karikari Peninsula pour passer la nuit et profiter encore et toujours de ces magnifiques plages du Pacifique.

Direction enfin Aupouri Peninsula avec un arrêt sur Ninety Mile beach, côté mer de Tasman. Si on avait été équipé de roues motrices, on aurait pu rouler sur le sable et remonter intégralement la plage sur toute sa longueur mais avec notre petite Serena, ce n’était pas possible. D’autant qu’il y a des zones de sable mouvant apparemment. Alors on a joué la sécurité et avons juste pris un chemin de traverse pour avoir un point de vue vers le milieu de la plage. Et c’est très impressionnant. Du sable, du vent, des vagues et rien d’autre à perte de vue.

Arrivées vers le haut de la péninsule, on a entraperçu ce qui semblait être une montagne de sable à travers les feuillages et on a décidé d’aller voir de plus près.

~ Excusez les taches sur les photos mais j’avais du sable plein l’objectif avec le vent. J’ai promis à mon appareil photo un nettoyage complet chez le photographe dès que je rentre. ~

Et enfin le bout de la péninsule à Spirits bay avec un petit tour au cap Reinga. Techniquement il ne s’agit pas du point le plus au Nord de la Nouvelle Zélande mais c’est tout comme. C’est aussi l’endroit où l’océan Pacifique et la mer de Tasman se rejoignent.

Une dernière nuit de passée à Spirits bay dans le camping de Kapowairua avant de quitter le Far North. On s’est retrouvé avec des familles maories venues pécher pour le week-end. Le lendemain matin, ils nous ont proposé du poisson pris à la fraîche mais nous n’avions rien pour le cuisiner ou le conserver quelques jours. Un vrai crève-cœur d’avoir dû refuser. Les gens sont tellement gentils!

On a fini par redescendre tout de même en passant par la côte de Tasman et pour ne pas avoir un trop long périple, on s’est arrêté une nuit dans un adorable petit camping perdu en pleine forêt. Changement garanti après des jours passés à ne voir que sable et mers agitées. On a malheureusement eu beaucoup de pluie et nous n’avons donc pas pu faire toutes les marches qu’on avait repérées dans Waipoua Forest qui est considérée comme un véritable sanctuaire avec certains des plus grands et plus vieux arbres Kauri encore vivants.

 

Et voilà pour ce qui concerne le Nord du Nord de la Nouvelle Zélande.

Je vais essayer de rapidement finir de mettre à jour nos excursions et surtout de publier les photos de notre sortie à Hobbiton ^^

En attendant, C. a publié un super article sur la vie en Nouvelle Zélande et les kiwis (les gens…) : ICI. Elle donne un bon aperçu du ressenti vis-à-vis de ce pays.

 

A tout bientôt!